EFFETS DE LA CORTICOTHERAPIE DANS LES MENINGITES TUBERCULEUSES DE L'ADULTE ADMISES EN REANIMATION : ANALYSE PAR LE SCORE DE PROPENSION

Show simple item record

dc.contributor.author HOUMMADA, Anass
dc.date.accessioned 2018-02-27T18:01:39Z
dc.date.available 2018-02-27T18:01:39Z
dc.date.issued 2008
dc.identifier.uri http://hdl.handle.net/123456789/16256
dc.description.abstract Introduction : La méningites tuberculeuse (MT) représente la forme la plus sévère de l'infection par Mycobacterium tuberculosis. Elle est responsable de décès ou de séquelles neurologiques graves dans plus de 500/0 des cas. L'effet de la corticothérapie suri' évolution des patients adultes atteints de MT, en particulier les plus graves, reste controversé malgré plusieurs essais cliniques et deux méta analyses. Le but de l'étude était d'évaluer les effets de la corticothérapie dans la MT de l'adulte admise en réanimation. Matériels et Méthodes : Entre janvier 1993 et décembre 2005, tous les patients âgés de plus de 15 ans admis consécutivement pour méningite tuberculeuse ont été' inclus. Un score de propension (la vraisemblance de recevoir la corticothérapie) a été construit grâce au modèle de régression logistique. Les variables introduites dans ce modèle étaient : l'age, le score de Mc Cabe, le sexe, la durée des symptômes avant l'admission en réanimation, l'Indice de Gravité Simplifié II, "le score de Glasgow, l'existence d'une tuberculose extraneurologique, la présence de signes focaux, la protéinorachie supérieure à 2 g/L et le recours à la ventilation mécanique. Le statistique C de ce modèle était de 0,70. Les patients du groupe Corticoïdes ont été appariés à autant du groupe Non corticoïdes à l'aide du score de propension par la méthode des 5 à 1 chiffres après la virgule du score. Le critère de jugement primaire était la mortalité en réanimation et le critère secondaire était le taux des infections nosocomiales. Résultats : 275 patients ont été inclus (Hommes/Femmes = 121/154). L'âge moyen était de 38 ± 17 ans et le score de Glasgow de 12 ± 3. Sur 130 patient testés, un seul était infecté par le virus d'immunodéficience humaine. La mortalité globale était de 44% (121/275). 103 patients avaient reçu une corticothérapie (dexaméthasone : 0,4 mg/Kg/j pendant une semaine; 0,3 mg/Kg/j pendant une semaine ; 0,2 mg/Kg/j pendant une semaine ; 0,1 mg/Kg/j pendant une semaine ; puis traitement oral dégressif pendant un mois). 93 paires Corticoïdes et Non corticoïdes ont pu être constituées grâce au score de propension. Les caractéristiques de base des deux groupes étaient comparables. La mortalité était de 42,5% dans le groupe corticoïdes et de 46,7% dans le groupe non corticoïdes (p = 0,56). La mortalité chez les patients du groupe Corticoïdes e~ stade III de la classification du British Medical research Council était de 53,6% versus 64,3% du groupe Non corticoïdes avec un odds ratio = 0,34; un intervalle de confiance à 95% entre 0,10 et 1,21 et un p= 0,09. Le groupe Corticoïdes avait une tendance à développer plus d'infections nosocomiales (24,7% versus 15,1 % ; p = 0,09). Conclusion : Cette étude suggère que la corticothérapie dans les méningites tuberculeuses graves de l'adulte ne diminue pas le taux mortalité globale et tend à améliorer la survie chez les patients les plus graves. En revanche, elle tend à augmenter le taux des infections nosocomiales. D'autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats. fr_FR
dc.language.iso fr fr_FR
dc.relation.ispartofseries M0432008;
dc.subject MENINGITE TUBERCULEUSE;CORTICOTHERAPIE;SCORE DE PROPENSION fr_FR
dc.title EFFETS DE LA CORTICOTHERAPIE DANS LES MENINGITES TUBERCULEUSES DE L'ADULTE ADMISES EN REANIMATION : ANALYSE PAR LE SCORE DE PROPENSION fr_FR
dc.type Thesis fr_FR


Files in this item

This item appears in the following Collection(s)

Show simple item record

Search DSpace


Advanced Search

Browse

My Account